FC GUIPRY-MESSAC

L’histoire du FCGM est celle d’une incroyable ascension. Une escalade des strates du football français. Car le club d’Ille-et-Vilaine, leader au soir de la 18ème journée du groupe B de R1, végétait encore en 1ère division de District il y a sept ans et séjournait en DSR en 2018…

Alors hier, sur les coups de midi, des frissons ont parcouru joueurs, dirigeants et supporters au moment de l’annonce officielle. Les propos de Pascal POUTHIER, arrivée en juin, symbolisaient le sentiment général, « C’est énorme ! C’est une belle et sacrée surprise pour nous. Ce n’était pas l’objectif du club cette saison. Malgré ce qui se passe avec cette épidémie, on se sent légitime. On a été l’équipe la plus régulière de ce championnat. Mais on ne s’attendait pas à finir champion le soir du 8 mars, et ce, sans jouer le moindre match ensuite. A une journée près on ne montait pas… »
À l’aube de cette « dernière journée », qui n’en était pas totalement une au moment des faits, Guipry-Messac occupait la troisième place à trois points de la réserve du Stade Briochin, qu’il a battu ce jour-là sur le plus petit des scores. Et comptait dans le même temps un débours de deux points sur Lamballe qui a eu le grand malheur de perdre un match à Cesson (1-0), ce qui lui était plus arrivé depuis… 6 mois.
Une fois que la vie et le foot reprendront leur cours normal, le FC Guipry-Messac s’avancera sur une nouvelle aventure. « C’est un club réactif », rassure Pascal POUTHIER, qui avait déjà connu cinq promotions. « Il faut déjà garder le maximum de joueurs et en attirer des nouveaux. On a déjà reçu des appels de joueurs aujourd’hui (hier). Un terrain synthétique devrait voir le jour en novembre et l’éclairage devrait être amélioré pour jouer le samedi soir. Même si on peut obtenir une dérogation d’un an à ce sujet et disputer nos matches le dimanche. Mais je sais que les dirigeants vont monter quelque chose de costaud… »
Avec ou sans Pascal POUTHIER ? « Je ne sais pas », à répondu l’intéressé. « Cela fait 22 ou 23 ans que j’entraîne. Avant cette annonce je ne savais pas si j’allais continuer. Mais entrainer en N3, ça me titille… »

Source : Ouest-France
Mise en page : Jérémy Ricordel